Les 7 constellations - épisode 4: Corona Borealis
Musique: Syndicate (Intro) par The Midnight.
HBO Presents
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A Big Bill and A Band Apart production
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THE 7 CONSTELLATIONS
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SCENE 1: EXT. ISLANDE - NUIT
Un volcan: le Hekla.
La caméra pointe à la verticale au-dessus du cratère. Il ne crache pas vite, mais il vomit en permanence: sa lave est la bave des Enfers. Métaux en fusion qui irradient des lumières d'or et d'argent, scories incandescentes qui forment comme des pointillés noirs et rubis sur la brillance du feu, roche fondue pulvérisée en gouttelettes de poires par les émissions de gaz permanentes...
La caméra recule et se met peu à peu à l'horizontale, on voit le Hekla de profil à présent sur fond d'aurores boréales. Soudain, un long grondement, qui précède l'éjection d'un immense panache de fumée noire en colonne qui s'élève vite au-dessus de la bouche du monstre; dans un second temps, il est brusquement illuminé de l'intérieur par une lumière d'or, et après quelque temps un grand dragon tout doré en émerge.
EXT. NUIT CIEL ISLANDAIS — CONTINU
L' immense dragon monte en serpentant vers les nuages. La caméra le suit dans son vol ancien et majestueux.
Les écailles d'or du dragon reflètent la lumière de l’éruption.
Il tourne autour du panache de fumée, puis s’élève.
EXT. CIEL NOCTURNE — CONTINU
Le ciel devient noir.
Les étoiles apparaissent une à une et forment des constellations du ciel.
La Lyre.
Hercule.
Le Serpent.
Puis la Couronne Boréale.
Les étoiles se relient par des lignes fines, formant un diadème parfait.
TITRE ÉCRAN : CORONA BOREALIS
La lumière d’Alpha Coronae (Alphecca) pulse légèrement.
SCÈNE 2: INT. DONJON ROUGE — NUIT
Les étoiles deviennent des LED rouges sur un mur.
La constellation est reproduite en diadème lumineux.
Musique: juste le début de Arriving Somewhere but not here de Porcupine Tree.
Alpha Coronae brille plus fort que les autres.
La caméra recule lentement.
On découvre ELEANOR WHITAKER, attachée debout contre une croix de bois stylisée.
Torse et pieds nus avec des cicatrices récentes et du sang sur le dos, pantalon noir en cuir moulant.
Chaînes aux poignets et aux chevilles.
Posture droite, fière, presque royale.
Son visage est calme.
Concentré.
Maîtrisé.
Derrière elle, DAICHI SATO‑KAI, jeune, élégant, impeccable, torse nu puissant, abdominaux d'acier.
Il tient un fouet clouté dans la main.
Il la regarde comme on regarde une énigme.
DAICHI
(ton neutre)
Tu ne cries jamais.
ELEANOR
(sans se retourner)
Je ne donne rien qu’on puisse utiliser contre moi.
Il sourit légèrement.
Un sourire froid.
DAICHI
Tu es fascinante, Eleanor Whitaker.
Elle ferme les yeux.
Respire.
Un souffle lent, presque méditatif.
ELEANOR
Je suis un chat sauvage.
Je suis indomptable.
Il s’approche d’elle.
Pose une main sur son épaule.
Geste ambigu : ni tendre, ni cruel.
Juste… évaluateur.
DAICHI
Je n'en suis pas aussi sûr que toi, ma pommade.
On parie?
Elle ouvre les yeux.
Regarde droit devant elle, vers la constellation de LEDs représentant la Couronne Boréale, et son étoile à elle, Alpha Coronae.
ELEANOR
Quand tu veux.
Silence.
Un silence dense, électrique.
La caméra se rapproche de son visage, tandis qu'on voit en flou, au
second plan, le bras de Daichi se lever avec un fouet clouté dans la
main.
Les yeux d'Eleanor reflètent Alpha Coronae.
CUT BRUT.
SCENE 3: GENERIQUE
Story by
Frédéric A...R
***
ORIGINAL MUSIC
Thomas NEWMAN - The Midnight - M83 - Archive
Tandis que défilent les noms des êtres humains qui ont supervisé les différents aspects de la production de la série, les noms des acteurs, on balaie un très beau ciel étoilé:
Original characters played in a rolegame adventure by:
François-Xavier L...D - David L...R - Philippe L...D - Nicolas R...Y
Les constellations se succèdent dans la nuit, on voit leur étoiles principales si bien que les amateurs reconnaîtront de quelles vraies constellations il s'agit, sinon les autres ne feront pas tout de suite attention. On ne fait plus de "relier les points par des pointillés" (on ne le fait qu'à chaque titre d'épisode).
La caméra va glisser lentement d’une constellation à l’autre, croisant parfois le chemin de la Terre, de la Lune ou du Soleil. Il arrive que des navettes de transport ou des fusées ou des satellites ou des stations orbitales scientifiques traversent l'écran entre deux constellations. Le ciel est vivant, lumineux, animé.
- la Constellation du Cygne,
Triptii DIMRI
- la Couronne Boréale,
Anya TAYLOR-JOY
- le Verseau,
Mehdi DEHBI
- la Règle,
Itsiar ITUNO
Mark STRONG
- le Lion,
Fumiya TAKAHASHI
- le Dragon…
Kenji OBA
- et le Caméléon
Ursula CORBERO
Anya CHALOTRA
Vu dans un ciel nocturne parfaitement étoilé et arrivant de très loin, presque tout d’abord comme un point imperceptible, le bec de l'Oiseau de Paradis (station spatiale) tombe en énorme boule d’acier et de feu, le bec dans l'eau, joli symbole. Le raz de marée que sa chute provoque sur les côtes de Vancouver commet de terribles dégâts. Un enfant blond, noyé, est emporté au ralenti au milieu de branches, de troncs d’arbres et de déchets de toutes sortes, par les flots bourbeux de la dévastation…
Mais l’intérieur des terres, d’abord gris et bleu pâle, constellé de débris divers lorsque submergé par le tsunami, quelques gratte-ciels futuristes à la Blade Runner dépassant des flots, se recouvre peu à peu d’une terre verte et fertile avec des champs, des forêts, et des papillons et des fleurs et des princesses guerrières elfiques… Puis l’une des guerrières se transforme en chanteuse solitaire sur la scène d’un gigantesque concert de stade, avant que la noble et bienveillante face d’un puissant dragon (Dunkelzahn le Vénérable) apparaisse en filigrane flamboyant.
SCÈNE 4 — EXT. RUE DE DALLAS — JOUR
Pluie fine.
Eleanor, 11 ans, uniforme scolaire, avec un bleu au niveau d'une tempe et un autre au-dessus du genou, marche seule.
Elle porte un sac trop lourd pour elle.
Des élèves la dépassent, rient, chahutent.
Elle reste en retrait, invisible.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Normalement, on ne naît pas pour être élevé dans la haine. Normalement.
Musique hip‑hop: Heads are gonna roll - ARCHIVE
La jeune Eleanor passe devant une vitrine.
Elle s’arrête.
Regarde son reflet.
Un visage fermé et tuméfié, déjà trop sérieux pour cet âge.
CUT.
SCÈNE 5 — INT. CHAMBRE D’ELEANOR — NUIT
Posters de contes de fée, playmobils princesse, etc.
Eleanor est assise au sol, en tailleur, parfaitement droite.
Un métronome électronique pulse lentement.
Elle murmure, presque pour elle-même :
Elle ferme les yeux.
Respire profondément.
Une discipline quasi militaire.
Le métronome s’arrête.
Silence total.
Elle ouvre les yeux.
Regard déterminé.
Cut.
SCÈNE 6 — INT. GYMNASE — FIN D’APRÈS‑MIDI
MUSIQUE: CONTINU
Un groupe d’adolescents danse.
Au centre, Eleanor, 16 ans, concentrée, déterminée, le regard dans le
vide, avec quelques cicatrices sur le visage, s’exprime avec une
intensité brute.
Son corps est précis, tranchant, habité.
La danse est son seul espace de liberté.
Deux professeurs la regardent, admiratifs.
(à sa collègue, bas)
La caméra tourne autour d’elle.
Elle danse comme si sa vie en dépendait.
VOIX-OFF D'ELEANOR
La danse m’a appris le contrôle.
Le rythme.
La maîtrise.
Elle s’arrête net.
Respire.
Fixe un point invisible.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Mais pas la paix.
CUT.
SCÈNE 7: INT. SALLE DE REMISE DES A‑LEVELS — JOUR
Salle décorée. Bondée de parents d'élèves fiers. Flashs d’appareils photo.
Son père adoptif, Arnold ORFF, déjà vu dans d'autres fonctions. Sa mère adoptive, Christina ORFF.
Brouhaha joyeux.
Eleanor, 18 ans, avance vers l’estrade. Elle porte un tailleur simple, trop adulte pour son âge. Elle reçoit son diplôme. Applaudissements.
Elle sourit. Un sourire parfait, maîtrisé, presque professionnel.
En redescendant, elle passe devant un groupe de parents d’élèves. Ils la regardent avec une curiosité insistante.
PARENT 2 On dit qu’elle avait traversé des choses terribles.
PARENT 3 Et malgré ça, major de promo. Incroyable. Mais les Orff y sont pour quelque chose...
On entend un mélange de murmures d'approbation enthousiaste.
Eleanor continue d’avancer. Elle n’accélère pas. Elle ne ralentit pas. Elle ne réagit pas.
Elle s’arrête près d’un panneau d’affichage où sont épinglées les photos de la promotion. La sienne est là : sourire figé, regard trop sérieux.
Elle fixe la photo. Longtemps. Trop longtemps.
VOIX-OFF D'ELEANOR On croit que la réussite ouvre des portes. Mais parfois… elle ne fait qu’éclairer ce qu’on voulait oublier.
Elle serre son diplôme. Le papier se froisse légèrement.
Elle tourne la tête vers la sortie. Un rayon de lumière blanche traverse la salle et tombe sur elle.
Son sourire disparaît. Son regard se durcit. Une ombre passe.
CUT.
SCÈNE 8: EXT. HARVARD — FIN D’AUTOMNE — JOUR
Feuilles rouges et or tombent sur les pavés.
Eleanor, 19 ans, marche d’un pas rapide, sac sur l’épaule.
Elle a l’air brillante, mais fatiguée.
Les yeux cernés.
La mâchoire serrée.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Harvard.
On m’avait dit que c’était un rêve.
Je n’y ai trouvé que des ombres.
Elle passe devant des groupes d’étudiants qui rient.
Elle ne s’arrête pas.
Elle ne s’intègre pas.
CUT.
SCÈNE 9: INT. CHAMBRE ÉTUDIANTE — NUIT
Musique FM84 - Running in the night
Petite chambre.
Livres partout.
Un bureau encombré.
Une lampe en anneau de leds qui vibrent parfois légèrement.
Eleanor travaille.
Des pages de psychiatrie, de neurobiologie, de sociologie.
La pote s’ouvre.
Son petit ami, JOSH, 20 ans, charme trouble, maigre, piercings, tatouages, crâne rasé et tatoué, entre sans frapper.
JOSH
Tu bosses encore ?
Il est deux heures.
ELEANOR
Je dois finir ce chapitre.
Il s’approche et lui prend le livre des mains.
Elle le regarde distraitement puis récupère le livre sans un mot.
Il sourit, mais son sourire est instable.
JOSH
Viens fatiguer ton corps avec moi mon lapin...
ELEANOR
Josh... Mes partiels sont dans trois jours!
Elle ouvre le livre.
JOSH
Tu sais… tu pourrais lâcher prise, parfois.
Elle ne répond pas.
Elle tourne une page.
Il soupire, agacé.
Il sort une boîte en bois de sa poche.
Il la pose sur la table de
chevet à côté du lit sur lequel il s'assoit. Il en sort un petit
boîtier électronique avec un raccordement nasal en silicone. Il porte
le dispositif à ses narines, appuie sur un petit bouton sur le côté du
boîtier, et inspire profondément.
Il s'allonge sur le dos et éclate de rire.
JOSH
BTL. Better than life! Whaouh!
Son whaouh se retourne en hurlement de loup.
Elle se retourne et le regarde. Elle sourit.
ELEANOR
Bon, OK. Mais s'il te reste une dose, hein?
JOSH redevenant faussement sérieux
Désolé c'était la dernière mon lapin.
Elle lui saute dessus.
ELEANOR
Ose répéter ça espère d'enfoiré!
Ils se marrent et se chamaillent tous les deux.
Josh sort le boîtier caché sous son dos et le tend à Eleanor.
JOSH
Tiens.
Elle nettoie l'embout en silicone avec une petite lingette, puis elle inspire à son tour le mélange gazeux et se détend en s'allongeant à côté de Josh sur le lit.
ELEANORBetter than life...
CUT.
SCÈNE 10: EXT. NUIT — RUELLE DE NEW YORK
Pluie fine.
Eleanor marche seule, capuche relevée. Elle semble en mauvaise forme, regard bleu et très fatigué.
Elle serre son manteau contre elle.
Deux silhouettes apparaissent derrière elle.
Des jeunes "éveillés" en guenilles.
Leurs yeux brillent légèrement dans l’ombre.
Ils accélèrent.
Elle accélère.
Leurs pas résonnent.
VOIX-OFF D'ELEANOR
La peur…
c’est un parfum qu’on n’oublie jamais.
Elle se retourne.
Les silhouettes s’arrêtent.
Un silence lourd.
ORQUE 1
Tu t’es perdue, princesse ?
Elle ne répond pas.
Elle recule d’un pas.
ELFE 2
On veut juste discuter.
Un bruit de voiture au loin.
Les silhouettes se figent.
Puis se rapprochent d'Eleanor.
Eleanor reste immobile.
Tremblante.
Mais son visage se durcit.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Ce soir‑là… je les ai subis et je les ai haïs. Et cette pensée s'est verrouillée en moi.
Pour toujours.
CUT.
SCÈNE 11: INT. CLUB PRIVÉ — NUIT
Ambiance feutrée.
Lumières rouges.
Musique lente, jazzy.
Un club réservé aux humains.
Eleanor entre.
Elle observe.
Des conversations basses.
Des regards méfiants.
Des discours politiques murmurés.
Un homme d’âge mûr, MR. HAWTHORNE, l’aborde.
HAWTHORNE
Première fois ici ?
Elle hoche la tête.
HAWTHORNE
Ici, on refuse de disparaître, on protège les nôtres.
C'est pour cela qu'il faut être intransigeants. Inflexibles.
Notre objectif le plus haut et le plus noble est de maintenir à jamais la suprématie d'Homo Sapiens Sapiens au sommet de l'évolution dans l'Univers. Il n'y a rien de plus noble, rien de plus grand.
Elle écoute.
Sans émotion.
Mais ses yeux absorbent tout.
HAWTHORNE
Tu as l’air d’une jeune femme qui a compris une chose essentielle :
le monde ne te fera pas de cadeau.
Elle répond enfin.
ELEANOR
Je n’en attends aucun. Je veux vouer ma vie à la noble cause.
Il sourit.
Un sourire dangereux.
HAWTHORNE
Alors tu es au bon endroit.
CUT.
SCÈNE 12: INT. APPARTEMENT DU LIEUTENANT — NUIT D'ETE
MUSIQUE: Bullets de ARCHIVE.
Un appartement en désordre.
Des bouteilles.
Des dossiers du Policlub.
Un revolver posé sur une table de jardin. Une petite terrasse donnant sur un jardin, avec des cibles.
Eleanor, 22 ans, pieds nus, sous un voile pudique, est debout.
Face à un homme : LE LIEUTENANT, 30 ans, charismatique, brutal, torse nu.
Il lui montre comment tenir une arme.
Ses gestes sont précis, presque pédagogiques.
LIEUTENANT
Tu dois respirer.
Toujours.
Même quand tu as peur.
Elle imite.
Parfaitement.
Son tir est ajusté au millimètre sur le cœur de la cible de papier.
Elle le regarde.
Sans admiration.
Sans affection.
Et puis elle recharge son arme en courant vers le fond du jardin pour ajuster la distance des cibles à 30 mètres à l'aide d'un petit gadget sur ses lunettes connectées.
CUT.
La cible de WHITAKER: 6 trous autour du coeur.
INT. APPARTEMENT DU LIEUTENANT — NUIT D'HIVER
MUSIQUE - CONTINU
La pièce est vide.
La lumière est froide.
Eleanor est debout.
Le revolver dans la main, dont l'embout dégage une petite fumée volatile.
Son visage est neutre.
Au sol, hors‑champ, une silhouette immobile.
Elle ne regarde pas le corps.
Elle regarde l’arme.
Comme si elle découvrait un outil.
VOIX-OFF D'ELEANOR
On dit que la première fois est la plus difficile.
Ce n’est pas vrai.
La première fois…
c’est la plus claire.
Elle pose l’arme sur la table.
Calmement.
Avec une précision presque rituelle.
CUT.
EXT. RUE — AUBE
Eleanor marche seule.
Le soleil se lève.
La ville est silencieuse.
Elle respire profondément.
Son visage est calme.
Trop calme.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Ce matin‑là, j’ai compris.
Je n’étais plus une victime.
Je n’étais plus une étudiante.
Je n’étais plus une enfant battue.
Elle s’arrête.
Regarde le ciel.
La Couronne Boréale s’efface dans la lumière du jour.
VOIX-OFF D'ELEANOR
J’étais…
enfin…
moi.
CUT NOIR.
SCÈNE 13: INT. BUREAU DU POLICLUB — JOUR
MUSIQUE-CONTINU
Salle de réunion.
Ambiance feutrée.
Eleanor, 24 ans, écoute un briefing.
Sur l’écran :
“Opérations stratégiques — Zone Nord”
M. HAWTHORNE présente:
HAWTHORNE
Nous avons besoin de quelqu’un de fiable.
Quelqu’un qui ne tremble pas.
Quelqu’un qui comprend ce que signifie…
protéger notre avenir.
Il regarde Eleanor.
HAWTHORNE
Vous avez déjà fait vos preuves.
Vous allez en faire davantage.
Elle incline légèrement la tête.
Un geste de reconnaissance… ou de calcul.
CUT.
SCÈNE 14: EXT. TOIT D’IMMEUBLE — NUIT
Eleanor est seule, debout sur un toit.
La ville s’étend sous elle.
Le vent fait bouger ses cheveux.
Elle lève les yeux sous ses lunettes connectées.
La Couronne Boréale scintille sur l'écran en filigrane du vrai ciel..
La caméra tourne autour d’Eleanor, seule dans la nuit de New York, sur ce toit d'immeuble.
Elle semble minuscule…
et pourtant, elle domine tout.
Elle s'accroupit comme une féline.
Puis elle dégaine son Arès Predator et enclenche le mode de visée automatique sur ses lunettes connectées.
Son visage est serein, elle retient son souffle.
Pang. Pang. Pang.
La caméra monte vers le ciel.
Alpha Coronae pulse.
CUT NOIR.
SCÈNE 15: MONTAGE — “LES MISSIONS”
Musique CONTINU.
Plans rapides, non‑graphiques :
- Eleanor dans un bureau, négociant avec des dirigeants sportifs.
- Une enveloppe glissée discrètement.
- Un bookmaker qui détourne le regard.
- Eleanor WHITAKER, flingue en pogne, tire.
- Une porte qui se ferme derrière elle.
- Un téléphone qui vibre : “C’est fait.”
- Une réunion clandestine où elle parle peu (costumes inspirés du Ku Klux Klan), mais où tout le monde l’écoute.
- Des silhouettes qui la saluent avec respect.
- Un dossier marqué “CONFIDENTIEL — PRIORITÉ ALPHA”.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Le pouvoir n’a pas besoin de bruit.
Il avance en silence.
CUT.
SCÈNE 16: INT. STARS OCEAN — HALL D’ATTENTE — JOUR
Décor futuriste.
Écrans holographiques montrant des constellations à vendre.
Eleanor attend, rouge à lèvres, tailleur et talons-aiguilles impeccables. Dossier "CONFIDENTIEL PRIORITE ALPHA" sur les genoux.
Daichi en tenue de golf, sort d'un bureau avec un contrat à la main. il la dévisage de la tête au pied et elle fait de même. Il s'incline devant elle et sourit.
DAICHI
Quelle constellation?
ELEANOR
La Couronne Boréale.
DAICHI
Le Lion.
Ils s’assoient côte à côte en se souriant mutuellement.
Silence.
Puis Daichi murmure en relevant un sourcil malicieusement :
DAICHI
Je suis le roi des animaux, et vous êtes la couronne.
Eleanor se fige.
Un micro‑tressaillement.
Presque imperceptible.
ELEANOR
Pourquoi me dites‑vous ça ?
DAICHI
Parce que vous écoutez toujours les signes, c'est à dire votre instinct.
Même quand vous faites semblant de ne pas le vouloir.
Elle détourne le regard.
Vers les étoiles holographiques.
CUT.
INT. JOUR - TOILETTES DE STARS OCEAN
La caméra longe le sol si bien qu'on aperçoit se qui se passe sous les cloisons. Des escarpins tournés vers le mur, et derrière eux, des tennis de sport blanches tournés dans la même direction, un pantalon défait dessus, qui bougent avec une certaine nervosité.
SCÈNE 17: INT. SIÈGE RÉGIONAL DU POLICLUB HUMANIS — SALLE DE RÉUNION — JOUR
Musique: Shadows de The Midnight.
Long fondu au noir qui s'achève quand la mélodie commence. Salle sobre, murs rouges sombres.
Une dizaine de cadres du Policlub sont assis autour d’une table ovale.
ELEANOR WHITAKER, 30 ans, tailleur noir, posture impeccable, observe en silence.
Monsieur ORFF, la cinquantaine, costume gris, se lève.
ORFF
Le monde change. Les grandes organisations se dotent de symboles célestes.
Des constellations.
Des marques de puissance.
Il appuie sur une appli-télécommande de son commlink.
Au fond, un immense écran holographique affiche la Couronne Boréale.
Les étoiles scintillent légèrement, comme vivantes.Il désigne l’hologramme.
Une caste.
Une élite.
Les cadres acquiescent.
Eleanor reste immobile, mais ses yeux brillent.
ORFF
Et comme toute couronne… il nous faut un diamant pour l'orner.
Il appuie sur une commande. Alpha Coronae s’illumine plus fort.
Un murmure parcourt la salle. Le directeur regarde Eleanor. ORFF
Tu as déjà prouvé ta loyauté, Eleanor.
Ton efficacité.
Ta… froideur.
Silence.
Elle ne répond pas.
ORFF
Continue ainsi.
Et cette étoile pourrait bien être la tienne.
La caméra cadre Eleanor en léger contre‑plongée.
Elle ne sourit pas.
Mais elle est déterminée.
CUT.
INT. BUREAU DU POLICLUB
Eleanor entre dans un bureau.
Le directeur l’attend.
Il s’approche d’elle.
ARNOLD ORFF
Eleanor… tu es en train de devenir indispensable.
Elle reste droite, impassible.
ELEANOR
Je fais ce qui doit être fait.
ARNOLD ORFF
C’est pour cela que tu iras loin.
Il lui tend un dossier.
Ta première mission d’envergure internationale.
Elle prend le dossier.
Le ferme sans l’ouvrir.
ELEANOR
Ils le verront.
CUT.
SCÈNE 18: EXT. MONTE‑CARLO — NUIT
Plan large sur le Casino.
Lumières dorées.
Ambiance luxueuse.
Eleanor sort d’une Lamborghini noire et confie les clés à un groom.
Elle porte une robe sobre, élégante.
Un homme l’attend : Daichi SATO-KAi costume blanc, nœud papillon, sourire discret, flanqué de deux gardes du corps. Quand elle approche, il la reconnaît, et réciproquement.
Elle incline la tête. Elle tend son bras, il s'incline avec élégance et lui fait du baise-main.
DAICHIVous prendrez bien un verre pendant qu'on installe vos bagages dans votre chambre?
Nous avons beaucoup de choses à discuter avant le concert de ce soir.
Ils se regardent.
Un mélange de défi, de curiosité, d’évaluation mutuelle.
ELEANOR
Je vous remercie pour votre accueil M. SATO-Kai. Votre réputation vous précède.
DAICHI
Et que dit-on de moi sur le Rocher?
ELEANOR
Sur
le Rocher, je ne sais pas. Mais à New York, certains vous traitent de
fils-à-papa, tandis que d'autres disent que vous êtes un requin aux
dents très longues.
DAICHI
C'est curieux
cette image du requin, quand on sait qu'en réalité ce sont parmi les
animaux les moins dangereux pour les humains J'aurais préféré qu'on
dise de moi ce que je suis vraiment.
ELEANOR
Et vous êtes quoi exactement?
DAICHI
Et vous, qui êtes-vous?
ELEANOR
L'ombre qu'il vous faut. Et vous?
DAICHI
Le Lion.
ELEANOR
Je n'ai pas peur des griffures.
DAICHI, s'inclinant à nouveau avec une politesse élégante
Vous
vous méprenez madame, je griffe les femmes que j'emploie uniquement
quand elles ont un signé un contrat qui le spécifie, et que nous sommes
convenus d'un mot d'arrêt.
ELEANOR
Je n'ai aucun mot d'arrêt. Jamais.
CUT.
INT. SALLE DE GALA — NUIT
Ambiance glamour.
Musique douce.
Des invités en tenue de soirée.
Sur scène, une jeune chanteuse répète avec ses 6 musiciens : MANICHAWA.
Voix claire.
Présence magnétique.
Eleanor l’observe.
Son regard se durcit légèrement.
Daichi s’approche d’elle.
DAICHI
Elle est impressionnante, non ?
Manichawa.
Eleanor ne répond pas.
Elle fixe la scène.
DAICHI
Elle a quelque chose… d’inoubliable. Quand elle s'adresse au public,
c'est comme si elle s'adressait à chacun de nous, individuellement.
Elle a un charisme hors normes.
Un silence.
Lourd.
Eleanor tourne enfin la tête vers lui.
ELEANOR
Je ne suis pas ici pour elle.
DAICHI
Non.
Mais c'est l'étoile montante.
SCÈNE 19: INT. HANGAR ABANDONNÉ — NUIT
Eleanor se tient face à un nain menotté à une chaise dont on distingue les petites jambes en ombre sur un cône de lumière blanche.
Ensuite, la scène est en partie hors‑champ, cadrée sur son visage à elle.
Elle parle calmement.
ELEANOR
Vous saviez ce que vous faisiez.
Vous saviez pour qui vous travailliez.
Vous saviez ce que cela impliquait.
Le nain, bâillonné sous une grande cagoule noire, supplie, les pieds dépassant à peine de la chaise où il est ligoté.
On ne voit rien.
On montre ce que voit le nain, c'est à dire presque rien à travers le tissu, mais on entend son souffle saccadé.
Eleanor ferme les yeux un instant.
Respire.
Puis rouvre les yeux, déterminée.
CUT sur un plan large du hangar, extérieur.
Un bruit sourd, étouffé.
Puis silence.
SCÈNE 20: INT. QUARTIER GÉNÉRAL — SALLE CÉRÉMONIALE — NUIT
Une petite salle.
Lumière tamisée.
Au centre : une table.
Sur la table : une balle en argent, posée dans un écrin noir.
Le directeur national s’avance parmi tous les cadres de haut rang de l'organisation.
Il porte une cagoule noire triangulaire ornée de signes cabalistiques.
ARNOLD ORFF
Eleanor Whitaker.
Vous avez prouvé votre loyauté.
Votre efficacité.
Votre… constance.
Il ouvre l’écrin.
ARNOLD ORFF
Voici la balle en argent.
Symbole de notre confiance.
Symbole de votre rang.
Elle la prend.
La regarde longuement.
Son reflet déformé dans le métal.
ELEANOR
Je ne vous décevrai pas.
ARNOLD ORFF - plus bas, juste à elle
Je sais. Tu sais que tu ne m'as jamais déçu depuis que nous t'avons
recueillie, ta mère et moi, quand tu avais quinze ans. Sauf avec Josh,
mais il fallait bien que jeunesse se passe.
Au boulot maintenant.
CUT.
SCENE 21. INT. NUIT - UNE SCENE D'AMANTS - APPARTEMENT DE SATTORO
Ils font l'amour assez sauvagement dans un grand lit rond. Mais dans l'excitation, Daichi prononce le nom de Chawa.
Eleanor se lève, agacée. Elle est très belle dans sa nudité.
Il s'adosse à un oreiller, tend son corps musclé vers la table de chevet, s'allume une clope électronique. Il lui sourit.
Il tapote la place vacante dans le lit, à côté de lui.
SCÈNE 22: INT. APPARTEMENT D’ELEANOR À SEATTLE — NUIT
Appartement sobre.
Lumière froide.
Eleanor est seule.
Elle écoute une chanson de Manichawa.
Elle ne bouge pas.
Elle ne cligne presque pas des yeux.
Dans les écrans.
Dans ses pensées...
Elle ferme les yeux.
Respire profondément.
VOIX-OFF D'ELEANOR
Je ne voulais pas la tuer, non.
Je voulais…
effacer sa putain de réussite elfique.
La caméra recule.
La Couronne Boréale est projetée sur le mur derrière elle.
CUT NOIR.
SCÈNE 23: EXT. VILLA DU CYGNE — MIDI
Une villa moderne, blanche, en forme de cygne, posée au bord d’une plage immense.
Musique: Remains of Nothing, de ARCHIVE.
Lumière bleutée.
Atmosphère presque irréelle.
Eleanor sort d’une voiture noire, le genre Lamborghini.
Elle avance vers l’interphone.
Son visage est fermé, tendu, presque tremblant — mais de colère contenue.
Elle appuie sur le bouton.
VOIX DE GENESYS (INTERPHONE)
Villa du Cygne, bonjour.
Eleanor fixe la caméra de l’interphone.
Son regard est brûlant.
VOIX DE GENESYS (INTERPHONE)
Une amie de qui ça vous avez dit?
ELEANOR
De Manichawa.
Un silence long.
Eleanor s'allume une cigarette et fait tranquillement les cent pas.
Elle regarde l'allée qui s'enfonce vers la plage à travers un bois de pin.
Elle regarde le sommet du cou de la villa du CYGNE qui dépasse au-dessus des frondaisons.
Elle aperçoit des drones de surveillance qui patrouillent dans sa direction.
ELEANOR
(plus fort, comme si Manichawa pouvait l’entendre)
Qu'est-ce que t'as de spécial, hein?
Tu lui as fait quoi pour qu'il prononce ton nom la nuit, salope?
Le vent se lève. Ses longs cheveux frissonnent en désordre.
Elle recule d’un pas.
Puis tourne les talons.
Sans un mot de plus.
Remonte dans la voiture et démarre en trombe.
CUT.
SCÈNE 24: INT. APPARTEMENT D’ELEANOR À SEATTLE — NUIT
L’appartement est plongé dans une semi‑obscurité.
Eleanor entre, essoufflée, nerveuse.
Elle verrouille la porte.
Pose son sac.
Respire difficilement.
Elle active ses lunettes connectées.
Un flux d’informations apparaît :
- alertes
- notifications Me Feed
- son école de danse de New York annonce le spectacle de fin d'année
- message du Policlub Humanis: "objectif Reykjavik, on le feu vert de la Règle qui vient d'approuver le plan."
- programme des concerts de Manichawa
Elle arrache les lunettes.
Les jette sur le canapé.
ELEANOR
(à voix basse)
Enfin. On a le feu vert.
Elle marche dans l’appartement.
Ses pas résonnent.
Elle ouvre une porte dissimulée.
INT. PIÈCE SECRÈTE — CONTINU
Une pièce cachée.
Épurée.
Métallique.
Un espace de contrôle, de planification.
Sur un mur :
des cartes, des schémas, des constellations.
Au centre : la Couronne Boréale, qui forme un cercle avec quatre autres symboles.
Les cinq constellations. La Règle, Le Lion, Le Dragon et le Verseau.
Eleanor s’approche.
Pose la main sur Alpha Coronae.
Elle ferme les yeux.
Respire.
Se recentre.
Parle à son commlink:
Le directeur ORFF répond par SMS: "Ok"
CUT.
SCÈNE 25 — INT. APPARTEMENT D’ELEANOR — PLUS TARD
Un déclic discret. Des portes s'ouvrent.
Kim se déconnecte d'un petit terminal électronique, elle entre avec Genesys, armes en main.
L’appartement est vide.
Silencieux.
Trop silencieux.
GENESYS
Elle est partie.
Kim avance vers la pièce secrète.
Elle essaie de se connecter avec son cyberdeck aux commandes électroniques de la porte mais rien n'y fait.
Elle prend un petit pain de plastique de son havresac et bricole son affaire.
Puis elle se met à couvert en se bouchant les oreilles.
La porte explose sous un choc puissant.
Elle l’ouvre.
La caméra reste hors‑champ, cadrée sur leurs visages.
Leurs expressions changent.
Inquiétude.
Surprise.
Compréhension.
KIM
C'est quoi ce truc? On dirait un cabinet de BDSM, non?
Il y a effectivement une croix et une disposition très similaires à celles que l'on a vues en début d'épisode.
Un petit bout de papier laissé sur la table de chevet, dans la chambre: "Bientôt ce sera mon tour ma pommade. A Monaco, ce sera ton tour mon amour. DSK".
Puis instinctivement, entendant le moteur d'une voiture sportive quelques étages plus bas, Genesys se penche à la fenêtre.
Juste le temps de voir la Lamborghini noire de WHITAKER s'engager dans le trafic urbain.
Genesys donne l'ordre à ses drones de la suivre mais ils y peinent.
SCÈNE 27: EXT. RUES DE SEATTLE — NUIT
Une voiture blanche roule vite.
À l’intérieur : KIM et GENESYS, concentrées, professionnelles.
KIM
Elle sait qu’on la suit ?
GENESYS
Elle s'est barrée juste à temps, alors à mon avis, elle sait tout.
La voiture accélère.
La Lamborghini parvient à semer les drônes de GENESYS en se retranchant dans une planque souterraine à un moment de la poursuite.
CUT.
SCÈNE 28 — EXT. STADE DE REYKJAVIK — CREPUSCULE
Un immense stade moderne à la scénographie draconique.
Foule en effervescence.
Ambiance glacée, nordique.
La traditionnelle reprise de Roads, de PORTISHEAD, est psalmodiée par Manichawa.
Eleanor WHITAKER, habillée à la country, grand chapeau de cow-boy et lunettes de soleil, commande une bière au bar du stade situé à l’arrière de la régie son. Elle fouille dans son sac, on y voit un Arès Predator noir comme du charbon avec une gâchette blanche nacrée.
Elle tourne le dos tandis qu’on entend la chanson et contourne la structure du museau du dragon pour entrer dans la régie-son après avoir montré une accréditation sur son commlink à un videur orque baraqué et patibulaire.
Il règne une certaine effervescence dans la salle contrôle. Ingés-sons, ingés lumières, consoles de mixage gigantesques, vidéastes avec camera fixe ou portée, journalistes accrédités...
Eleanor ferme la porte derrière elle.
La caméra reste à l’extérieur, cadrée sur la porte fermée.
"...Merde, mais qu'est-ce que..."
... Un silence.
Puis un bruit sourd. Deux, trois, quatre... Des cris de panique, un charivari. Mais douze balles en tout.
Puis plus rien.
CUT.
SCÈNE 29 — EXT. TRIBUNES STADE DREKKIVIK DE REYKJAVIK — NUIT
Le vent souffle fort.
Le ciel islandais est d’un bleu presque noir.
La ville semble minuscule, fragile, posée entre mer et montagne.
Des drônes surveillent la zone: il y a ceux de Knight Errant, ceux de la police municipale islandaise, ceux de Genesys aussi que l'on reconnaît à leur forme de frelons.
Genesys observe un écran tridéo portatif qu'elle a installé dans les gradins.
Toute l'équipe est autour: Valandir, Tak, Kim, Genesys, mais aussi Nigele HOUGHTON et Sam FINNEGAN.
GENESYS
En tout cas on a une piste.
MUSIQUE: cover du Glory Box de PORTISHEAD par Manichawa (version SCORN).
Kim ferme les yeux un instant, puis les rouvre, avec une froideur déterminée.
Elle regarde le stade en contrebas et Valandir fait de même.
KIM
Dire qu'elle était là cette salope.
CUT.
SCÈNE 30 — INT. CHAMBRE D'HÔTEL — NUIT
Eleanor est en nuisette, assise sur son lit. Son chapeau de cowboy, où étaient planqués un chargeur et un petit flingue, est retourné sur un des deux oreillers bleus.
Eleanor reste muette.
SCENE 31 - INT. NUIT - HANGAR, DOCKS DE NEW YORK
Eleanor vise et tire. Un coup de feu. Deux coups de feu, trois coups de feu.
En face, Tak approche. On voit que son gilet pare-balles a morflé. Mais il n'est pas atteint et s'approche à toute bombe tout en zigzaguant et en flinguant lui-même les gardes du corps personnels de WHITAKER à leur tour.
Il attrape le canon du pistolet de la numéro 2 du POLICLUB HUMANIS et lui tort le bras.
Il l'attrape comme un sac de pommes de terre et la trimballe sur ses épaule en flinguant tout autour de lui. Fort opportunément appuyé par deux ou trois traits de feu de Valandir.
Le repli vers la voiture s'enclenche tandis qu'Eleanor se débat comme une diablesse et qu'une escouade de ninjas sort d'une trappe secrète.
GENERIQUE
ELEANOR WHITAKER: Anya Taylor-Joy
ELEANOR 11 ANS: Vivien Lyra Blair
ELEANOR 17 ANS: Nico Parker
DAICHI SATO-Kai: Fumiya Takahashi
MANICHAWA: Triptii Dimri
ARNOLD ORFF: Jon Hamm
CHRISTINA ORFF: Christina Hendricks
JOHN HAWTHORNE: Shea Whigham
JOSH: Noah Jupe
LIEUTENANT: Harris Dickinson
VALANDIR: Pierre Niney
KIM: Anja Chalotra
GENESYS: Ursula Corbero
TAK: Pio Marmaï
SEAN FINNEGAN: Allen Leech
NIGELE HOUGHTON: Tilda Cobham Hervey
ZARA DJAWADI: Coco Jones








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